divers


Je suis l'arbre tordu,

Bossu, perclus, chenu.

Je suis l'arbre tordu

Tant que je n'en puis plus

Dans cette forêt austère

Au milieu des grands pins

Un tantinet landais

Des sveltes peupliers,

Des épicéas, des sapins

Des chênes aux glands fiers

Et des fayards faînus.

Tous ces arbres insolents

Qui tutoient les nuages

Et me toisent de haut.


Arrive le bûcheron,

Avide et taciturne,

Armé de sa cognée

Et de son passe-partout.

Il jauge les futaies,

Les ramures élancées.

Il jette ses dévolus

Sur les troncs rectilignes.


Et moi dans mon coin,

Au bord de la clairière

Je respire, peinard,

Je ne vaux pas un liard.

Alors il me laisse coi.

Mes camarades si droits

Sont bien mal engagés

Ils finiront en planches,

En étagères, estrades

Et portes de placard.


Et moi, debout dans mes bottes

Je les laisse passer

Un sourire distrait,

Me gardant de narguer.

Je reste tout biscornu,

Je suis l'arbre tordu.

FerDex


FerDex

Il se la coule douce au bord du Golfe du Siam.
— Il fait des voyages dans toute l’Asie ( Thaïlande, Laos, Cambodge, VietNam, Malaisie, Singapour, Philippines, Indonésie, Malaisie, Inde, Chine, Mongolie, Birmanie, etc.)
— Bref, il vit, peinard mais concerné !

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