LaThaïlande :

une autre planète !

1ère Partie

°0°

 

 

Ce qui empêche les gensde vivre ensemble,

c'est leur bêtise, pasleurs différences."

Anna Gavalda

 

Cet article n’est pas un guidemême si certains chapitres pourront aider les voyageurs.

S’il y a des chapitres quisemblent déplaisants, ce n’est pas un article pour jouer les pin-pins, pourfaire du ‘’Thaïlande bashing’’, comme disent les anglophones mais pour montrerque tout n’est pas toujours très facile ici et surtout que c’est différent dechez nous.

Et c’est sûr que ça dépayse. Uneautre planète…

C’est là tout l’intérêt.

Ceci n’est pas un article pourjouer les pin-pins, qui veulent bien être en Thaïlande mais veulent aussi queça soit comme en France, comme à la maison. C’est justement pour tenter d’endébeaufiser certains…

J’apprécie la plupart de cesdifférences et elles enrichissent ma compréhension de la Thaïlande et matolérance. Même si parfois…  Surtout au début.

La Thaïlande, comme la Chine,l’Inde d’ailleurs et l’Asie du Sud-Est en général, c’est une autre planète, unautre mode de vie, un autre mode de pensée, une autre logique qui à premièrevue nous fait croire qu’il n’y a pas de logique.

Des choses qui sont importantespour nous ne sont que des détails pour eux et inversement.

Et le temps est aussi tout à faitautre chose.

Et au début, ce n’est pas faciled’attendre, de perdre du temps alors qu’eux s’en battent les c…

40 minutes : le traincommence à être en retard.

Après quelques temps ici, ons’aperçoit que les différences ne sont pas insurmontables et sont plutôtenrichissantes.

Si ça ne me plait pas, je nereste pas et je ne passe pas mon temps à critiquer comme font de nombreuxpin-pins.

Il se passe toujours quelquechose d’étonnant à découvrir et même moi qui vient ici depuis 17 ans souvent jem’esbaudi

 

"Voyager, c'estaller chez l'autre.

 Il faut s'essuyerles pieds sur le paillasson ...

Il ne faut jamais perdrede vue que le voyageur est un corps étranger...

Toujours se souvenir quele voyageur est un peu

 comme un type quiattendrait l’autobus.

Il ne doit jamais rienimposer à l’autre, ni son verbe, ni ses idées.

Les choses sont très différentesaujourd'hui

puisque le voyageur estun consommateur.

Il choisit, compare etparfois assigne

devant les tribunaux siles frites sont molles."

Olivierde Kersauson

 

Cet article m’a été inspiré parune vidéo sur YouTube de Sabri Thai ;’’Les Thaïlandais sont-ils naïfs’’ (https://www.youtube.com/watch?v=QE1F4Flzi4I) avec le dessinateur Steff qui abeaucoup croqué les Thaïs et le Thaïlande.

Donc voici en vrac des ‘’chroniquesmartiennes’’

°0°

-      Le sourire :

C’est sûr que les Thaïs ont lesourire facile. Il y a, je crois, 17 sortes de sourire en Thaïlande dont :

Le sourire content de vous voirou de vous revoir.

Le sourire jaune lorsque le Thaïa perdu la face.

Le sourire (et même le rire) sivotre interlocuteur farang lâche un pet sonore ou si sa braguette est ouverte.(J’ai testé : 555 = Ha ! Ha ! Ha !)  5 Se dit Haen Thaï d’où 555 = Ha ! Ha ! Ha ! en langage SMSlocal) 

Le sourire lorsque c’est le farang(occidental) ou même un autre Thaï qui perd la face.

Le sourire lorsqu’il ne comprendpas ce que vous lui demandez

Le sourire lorsqu’il comprend ceque vous lui demandez

Le sourire constant d’avant queles Thaïs aient le nez scotché à leur smartphone.

Le sourire d’avant que les Thaïsaient le nez caché par les masques de ce satané covid.

Si quelqu’un me sourit, je luirends son sourire.

S’il ne me sourit pas et semblesoucieux, je lui souris et il me rend mon sourire.

 

-       ‘’Take off your shoes.’’ (Otez vos chaussures):

La première chose qui m’a surprisici. Depuis je ne porte que des nu pieds.

On enlève nos chaussureslorsqu’on pénètre dans un temple, mais aussi chez quelqu’un (chez moi aussi,maintenant) ou dans certaines boutiques.

Mais les commerçants sontadaptables et font souvent zapper cette pratique pour ne pas perdre des clientspin-pins ou même seulement farangs.

 

-      Le wai :

C’est la façon de saluer desThaïs. Ils joignent les deux mains devant leur visage ou de la poitrine etinclinent légèrement la tête.

Le wai est une pratiqueliée au bouddhisme et est très codifié.

On ne salue que les personnesplus âgées ou plus élevées hiérarchiquement, les moines, les membres de lafamille royale, les statues de Bouddha et bien sûr le roi.

Lorsque le roi Bhumibol IX étaithospitalisé à l’hôpital Siriraj, le long de la rivière, les passagers des ChaoPhraya Express Boats waillaient l’hôpital.  

On ne ‘’waille’’ pas lesenfants sauf pour répondre aux leurs.

La hauteur où vous placez votre ‘’wai’’indique le degré de respect que vous devez manifester à votre interlocuteur.

 

-      Le temps :

Alors là, on touche à une grossedifférence culturelle entre eux et nous.

Le temps n’a pas la mêmeimportance.

Le Thaï n’hésite pas à attendre.

Un train commence à être enretard à partir d’une demi-heure, quarante minutes.

La première année de ma présenceen Thaïlande, je devais aller passer quelques jours à Ayutthaya, à 80 kilo(kilomètres) de Bangkok, avec Kay, une conquête thaïe.

‘’Rendez-vous demain à 9heures du mat

-      OK’’

9 heures, 10 heures, midi pas deKay

Comme elle ne parlait pas anglaiset moi, à l’époque je ne parlais presque pas thaï, elle me fait dire par un amicommun

’Demain 9 heures du matin.’’

Elle est arrivée à 10 heures

Un jour et une heure de retard.

Du coup, elle a payé le taxijusqu’à Ayutthaya. Mais elle ne s’était pas affolée.

On voit fréquemment des Thaïsaccroupis sur un trottoir ou vers une boutique ou une maison. Ils y restent desheures sans moufter, sans bouger une oreille. Que font-ils ?Qu’attendent-ils ? Méditent-ils ?

 

-      Les conseils.

Très souvent, les Thaïs écoutentreligieusement les conseils des farangs mais les mettent (très) rarementen pratique.

Un exemple : une petiteépicerie où je me sers souvent vend – ô miracle - de l’huile d’olive d’unemarque italienne.

Il a deux sortes d’huile d’olive,‘’extra vierge’’ et ‘’light’’ (?) en deux formats de bouteilles. Il persiste àcommander de l’huile ‘’light’’ qu’il ne vend pas, car elle est dégueulasse,mais attend de l’avoir presque toute vendue avant de recommander de ‘’l’extravierge’’ mais aussi bien sûr toujours de la ‘’light’’.

Je te kle dis Signor BERTOLI, tonhuile d'olive light, c'est du pipi de chat.

Un jour il me montre une sorte decatalogue avec du vin et me demande ce qu’il devrait commander pour en vendreaux farangs. Il a toujours du vin rouge. Je lui conseille de commanderdu vin rosé, qui peut se boire frais et que les farangs aiment bien.

Ben je l’attends encore.

 

-      Le bruit :

Le bruit n’est pas une nuisancepour les Thaïs.

Et comme les Thaïs se lèvent tôt,sur le coup de 5 heures du mat’, ils se mettent à vivre (manger, cuisiner,manger, discuter, manger, boire le café, etc.) et ne le font pas en sourdinesans tenir compte que les farangs dorment encore.

Je ne parle pas des karaokés àfond jusqu’à des heures indues.

Mais ils s’entraînent depuis toutpetits. Il n’est pas rare de voir dans une un étal de marché plutôt bruyant oudans une boutique, un gamin qui dort à poings fermés malgré le bruit voire avecla télé à fond : bon apprentissage.

Ici, on n’entend jamais les genschuchoter ‘’Chtttt ! Il y a le bébé qui dort !’’

Si vous craignez le bruit, nevenez pas en Asie, surtout dans les quartiers populaires, ceux que je préfère.

Moi, ça va, je me suis habitué etle bruit ne m’empêche pas de pioncer comme un sonneur.

Et les Thaïs sont des amateursd’œufs et de poulets et dès qu’ils ont un petit bout de terrain ils ont despoules et un coq. Même en plein cœur de Bangkok.

Donc bien sur où j’habitemaintenant, en pleine campagne, le troupeau de gallinacés de la ferme voisineerre partout même autour de ma maison et s’égosille à qui mieux mieux.

‘’Mai mee pana’’ : pas de problème pour moi.

Je n’aurais pas esté en justicele coq Maurice comme l’on fait en France des pin-pins réalisant leur retour àla terre,

Depuis quelques années lesd'jeunes mettent des pots d’échappement bruyants sur leurs motorbikes. Ça faitun boucan d’enfer. Mais personne ne moufte, à part les farangs. Et lescommerçants pour leur faire plaisir.

 

-      La devise de la Thaïlande : ‘’Pourquoifaire simple quand on peut faire compliqué.’’

Là, il y aurait un roman à écrire

Ils sont spécialistes pour secompliquer la vie,

Par exemple :

Le WC extérieur de la gareroutière sud de Sai Tai Mai. Au tout début, il était gratuit. Puis il estdevenu payant pour la modique somme de 3 Bahts (0,079 €)

Une brave femme encaissait cetargent.

Puis ils ont mis un tourniquet àpièces et la brave femme est devenue changeuse de monnaie.

Alors ils ont mis un changeurautomatique de monnaie mais la brave femme est toujours là. Et ce n’est mêmepas elle qui fait le nettoyage. Heureusement la main d’œuvre n’est pas chère(SMIG : 300 B par jour soit 7,87 €).

Autre exemple : Je vaisnager tous les matins et il y a souvent des pêcheurs qui accostent leur barqueavec leur filet plein (?) de poissons.

Lorsqu’ils retirent leurs prisesdu filet la plupart d’entre eux remettent leur filet dans la barque n’importecomment, en vrac. Celui-ci s’emmêle et il faut un temps fou pour le démêler etle rendre opérationnel le lendemain.

Un d’entre eux a tout compris. Aufur à mesure qu’il dépoissone il plie son filet comme il faut dans le fond dela barque et ainsi gagne un temps fou le lendemain lorsqu’il retourne pêcher.

Un double exemple. Lors del’accident de moto relaté au chapitre Les Thaïs répondent seulement auxquestions qu’on leur pose et répondent souvent ce qu’on veut entendre 

Le policier a pris ma dépositionet celle du chauffeur et les a tapées sur son ordi. Puis il les a impriméespour qu’on les signe.

Ensuite il les a données au flicdu bureau à côté qui, lui les a recopiées à la main (Oui ! A la main,alors qu’il n’avait qu’à coller un exemplaire imprimé sur un gros registrequ’il nous a aussi fait signer.

Et parmi les documents manquanttoujours voir (Les Thaïs répondent seulement aux questions qu’on leurpose et répondent souvent ce qu’on veut entendre) il fallait pourl’assurance, le numéro de mon compte en banque à la Bangkok Bank.

Pourquoi me direz-vous, le numérodu compte du garage aurait dû suffire ?

Ben non ! L’assurance nepaye pas directement le garage mais me rembourse ‘’moi’’ afin que ‘’moi’’ jepaye le garage.

Belles illustrations de cettedevise de la Thaïlande : ‘’Pourquoi faire simple quand on peut fairecompliqué.’’

 

-      La deuxième devise de nombreuxThaïlandais : ‘’Je m’en bats les c…’’

 On traduit ça par :Ils sont cools !

Mais c’est vrai qu’ils ne seprennent pas le chou pour des choses que, nous, pensons être importantes.

 

-      La volonté manifeste parfois deparfois ne pas vouloir comprendre les farangs ou de ne même pas essayer.

En principe, les Thaïs, vachementcurieux font des gros efforts pour comprendre les farangs

Mais il y a des exceptions.

      Un exemple parmi tant d’autres : j’ai dû batailler pendant 5 minutes pouracheter deux litres d’essence pour ma moto dans une épicerie qui vend de l’essenceen bouteilles de coca (sic. C’est courant dans les campagnes). J’ai demandé ‘’aosong kwat nam man’’ (je veux deux litres d’essence) que normalement lesThaïs (me) comprennent. Je lui ai montré les bouteilles, mon réservoir, deuxdoigts. Mais rien n’y fit.

         Et souvent, certains jeunes à l’air particulièrement ‘’dégourdis’’ appellentvite leur famille au secours lorsqu’ils voient arriver un farang et ils ne fontsurtout pas l’effort d’essayer de comprendre même si le farang parle thaï.

 

-      Mais en principe, ils sontcurieux et font l’impossible pour comprendre les farangs.

Contrairement aux Chinois qui seferment au moindre ‘’hello’’ ou au ‘’ni aho’’ (bonjour) malprononcé, les Thaïs sont avides de comprendre et de se faire comprendre,surtout s’ils ont quelque chose à vendre.

J’ai tout utilisé :  leThaïglish, les gestes à l’italienne, les dessins sur le carnet que j’avaistoujours en poche lorsque j’apprenais la langue.

 

-      Les Thaïs répondent seulement auxquestions qu’on leur pose et répondent souvent ce qu’on veut entendre :

 L’exemple que je donnesouvent car ça m’est arrivé.

« Y a-t-il un bureau deposte dans cette rue ? – Non ! » Il y en a une dans la rue d’àcôté mais vous ne leur avez pas demandé alors ils ne vous le diront pas ?

Autre exemple : J’ai eu unaccident de moto. Moi j’ai eu juste une écorchure au coude.

Mais la moto a bien morflé.

Le gars en pick-up avait unebonne assurance qui s’est chargé de la réparation

Mais au bout d’un certain temps,pas de nouvelles de la moto.

J’appelle l’assurance

« Appelez le garage. »

Je fais téléphoner Wan, une amiecar je ne parle pas assez bien thaï pour être sûr de bien comprendre et de bienme faire comprendre. Le garagiste ne parlait pas Anglais.

Il fallait que le garage aitcertains documents : passeport, ‘’tabien baan’’ (certificat derésidence), numéro de mon compte en banque à la Bangkok Bank, date de naissancede ma grand-mère, le livret vert de la moto (sorte de carte grise). Etc.

Je suis donc allé au garage pourapporter ces documents afin qu’ils les photocopient.

« Et où en est laréparation ?

-      On n’a pas commencé car il nousfallait ces documents. »

Mais personne, ni le garage nil’assurance ne me l’avait dit.

La réparation a mis 87 jours pourêtre faite.

Oui ! 87 jours !

Et si la question est un peusérieuse ou embarrassante, ils ne répondent pas par Oui ou par Non.

D’ailleurs ‘’non’’ n’existe pasvraiment en Thaï : Oui = Chai - Non se dit : pas oui = maichai.

En mandarin c’est un peu la mêmechose ou non se dit : pas oui = bu katché

Et s’ils sont gênés par laquestion, ils n’y répondent pas, répondent à côté et tournent autour.

S’ils ont quelque chose à vendre,ils répondent ce que le client veut entendre.

Exemple : ‘’Il y a dusucre là-dedans ?  - Pas du tout’’ et le plat en fait est blindéde sucre.

Un autre exemple qui est de lamême veine :

Au 7/11 magasin où on trouve detout, surtout de la junk food, ouvert 24/24 et 7/7. Demandé en Thaï ‘’-Bonjour, je voudrais un thé matcha (thé vert japonais particulièrementgoûteux. Ils en font dans certains 7/11) au lait mais sans sucre.

– OK ! Petit ou grand ?

 - Moyen à 30 Bahts ! ’’

Ouahhhhh ! Le thé esthorriblement sucré.

Le lendemain, je commande la mêmechose et je regarde discrètement comment elle fait et je m’aperçois qu’elle nemet pas de sucre mais s’apprête à y mettre une bonne dose de lait concentré,genre ‘’Mont Blanc’’ horriblement sucré. ‘’Pud léaw mai sai nam than (pas desucre). Le lait concentré sucré est plein de sucre. – Ah bon ?!’’

Elle n’avait jamais fait lerapprochement entre le sucre et le goût sucré du lait concentré.

Il y a beaucoup de diabétiques enThaïlande dus en grande partie à la junk food et aux boissons hyper sucréesqu’ils consomment à profusion. Merci les 7/11 qui ont ouvert la route auglucose à tout va. Si on leur dit que le sucre est un poison, soit ils necroient pas le farang, soit ils arrêteront de consommer du sucre maiscontinueront à se gaver de biscuits, bonbons et autres sodas ou sirops dont ilsraffolent, et de jus de fruits.

Et même dans de nombreux restosles plats sont beaucoup plus sucrés qu’au début de ma découverte de laThaïlande. Comme en France, il semble que le lobby sucrier soit très puissantici.

 

-      Les amis :

L’amitié, sauf cas exceptionnels,n’est pas du tout la même chose qu’en France. Elle est très rapide maiséphémère et peu profonde. Au bout de 3 minutes on échange notre N° de Line oude téléphone

 

-       Hymne national :

Dans les jardins publics, les gares, les lieux publics, lesadministrations, dans mon village où certains endroits sont munis dehaut-parleurs, et même certains grands magasins, à 8 heures du matin et à 18 heures,l’hymne national retentit martialement. Tout le monde arrête sa marche ou sonactivité et respecte une immobilité et un silence quasi religieuxs’installe.  Les pin-pins souvent zappent ça.

Les Thaïs très tolérants ne disent rien, mais n’en pensent pas moins etl'opprobre silencieuse rejaillit sur tous les farangs.

 

-       Les chiens :

Il y a beaucoup de chiens errants en Thaïlande. Souvent près des temples oùon les nourrit mais aussi à de nombreux endroits où des amis des animaux lesnourrissent.

J’ai eu l’occasion de passer quelques jours dans un village Akha (ethniedes montagnes)  et en me promenant, j’ai croisé un jeune armé d’un lancepierre qui partait à la chasse au chien sauvage. Un peu plus tard, je l’airevu. Il en avait tué un qui gisait dans son sac.

BBQ du soir.

Bon appétit.

Dans les campagnes, ils dorment souvent sur la route. Et chaque véhiculeles dérange. Ils s’écartent et se remettent à la même place aussitôt. ‘’Vacomprendre Charles’’.

Dans la campagne il n’est pas rare qu’un chien errant surgisse en courantd’un fourré et traverse la route sans regarder à droite et à gauche.

En moto, il faut être très, très vigilant.

 

-       Ils se garent n'importe comment :

C’est moins vrai à Bangkok et dans les villes. Mais dans mon village, lemec veut aller à l’épicerie, paf il s’arrête juste en face même s’il y a unparking à 100 mètres. Tant pis s’il gêne la circulation.

Ils garent aussi souvent leur motorbike (sorte de grosse mobylette trèsutilisée ici) n’importe où et souvent derrière celle de quelqu’un dont lamienne m'empêchant de sortir. Dans ce cas-là, je la déplace et n’ai aucunevergogne de la laisser au milieu de la route.

 

-       ‘’555’’

‘’555’’, en langage SMS thaï signifieAh ! Ah ! Ah ! ou LOL ou MDR.

En langage Thaï, 5 se dit Ha et ‘’555’’ = Ah ! Ah !Ah !

Facile le Thaï, non ?

 

-       Les passages piétons sont décoratifs :

Les voitures s’arrêtent rarement pour laisser passer les piétons. Même lespassages cloutés ne les impressionnent pas. Moi j’ai un truc pour traverser, jefais semblant de boiter et les automobilistes me laissent passer.

Et je remercie d’un  geste.

Faire quand même attention qu’une voiture roulant à tombeau ouvert n’arrivepas.

Dans les environs de mon village, les lignes jaunes (attention si vousdoublez) et les doubles lignes jaunes (interdit de doubler et de dépasser leslignes jaunes) sont aussi décoratives mais la plupart des panneaux designalisation aussi.

Il faut dire que le permis de conduire ici…

Un ami a passé la conduite à Bang Saphan. Il a fait le tour du bâtimentsans même aller sur la route.

30% des conducteurs de motorbikes n’auraient pas le permis de conduirepourtant obligatoire. Probablement plus.

Et un bon nombre de chauffeurs de véhicules n’ont pas le permis auto.

Une amie française, ancienne monitrice d’auto-école, était allée se promeneren voiture avec une de ses amies thaïes et le beau-frère d’icelle. Elle s’estrapidement aperçue que le beau-frère en question conduisait comme un pied.

« Il a le permis ton beau-frère ?

-       Non !

-       Vraiment ?  Il fait quoi comme métier ?

-       Il est policier. » (Sic)

 

-       Lucky money :

Lorsque vous faites un achat au stand d’un marché ou dans une boutique, sivous êtes le premier client, souvent la tenancière touche tous les produitsqu’elle vend avec le billet qu’elle vient de gagner. C’est le lucky money quilui portera chance pour toute la journée.

 

-       Regardez où vous mettez les pieds :

Sur un trottoir, il y a souvent des trous ou des passages au niveau décalé.

Faîtes gaffe, surtout la nuit.

Dans un bâtiment, dans un hôtel, dans un restaurant ou dans un appartementfaites très attention, c’est pareil, il y a très souvent des faux niveaux entredeux pièces où même souvent à l’intérieur de la même pièce.

J’ai failli me vautrer plusieurs fois.

°0°

A suivre…

FerDex

Il se la coule douce au bord du Golfe du Siam.
— Il fait des voyages dans toute l’Asie ( Thaïlande, Laos, Cambodge, VietNam, Malaisie, Singapour, Philippines, Indonésie, Malaisie, Inde, Chine, Mongolie, Birmanie, etc.)
— Bref, il vit, peinard mais concerné !

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